Wild and Wicked Things

By Catherine Hall

Francesca May’s Wild and Wicked Things, released on March 29, 2022, is a dark and mesmerizing tale of witches and queer love that dazzles from start to finish. Set in post-WWI England, where magic is acknowledged but frowned upon, the novel follows Annie Mason, a simple girl who wants nothing to do with magic.

When her estranged father dies, Annie travels to Crow Island to settle his affairs. Next to her cottage stands the infamous Cross House, a lavish mansion inhabited by three witches who throw Gatsby-esque soirees. Despite warnings from multiple people to stay away from Cross House and its inhabitants, Annie is drawn to Emmeline Delacroix, the owner of Cross House. Annie’s childhood friend Bea, who ran away a year ago, also lives on the island, but Bea’s secrets chill their relationship. Everything becomes even more complicated when Annie witnesses an argument between Bea and Emmeline and becomes entangled in the terrifyingly tempting world of forbidden magic. 

Like a potion slowly brewed, the story takes a while to come to a boil, letting you savour every lush detail. This is not a world where every rule of magic is explained; even as Annie starts to learn about magic, it remains nebulous, retaining every ounce of its mysterious allure. What makes this novel truly magical, however, is the relationship between Annie and Emmeline, who are drawn to each other by an inexplicable connection of which neither dares speak. 

The only downside to this novel is the excessive amount of blood that flows from its pages, staining an otherwise beautifully balanced story. Granted, the abundance of blood illustrates the high price attached to the dark magic performed by the characters, but the point would have still stood with a few drops less. Nevertheless, Francesca May’s haunting historical fantasy has become one of my favourite releases of the year so far, and I recommend it to anyone who longs for witches and dark magic.

Le Lièvre d’Amérique

© Kai Ming Wang

Par Kai Ming Wang

Écrit par Mireille Gagné et publié par La Peuplade, le Lièvre d’Amérique est un ouvrage qui, à bien des égards, semble davantage se rapprocher d’une fable qu’un roman conventionnel. À travers une structure fragmentaire, l’auteure présente plusieurs moments-clés d’une protagoniste qui, dans l’atteinte de l’hyperperformance, décide de s’altérer génétiquement dans le but de gagner des attributs lui permettant, ultimement, de réussir professionnellement. Le Lièvre d’Amérique est un assemblage de beaucoup de choses: une réflexion sur l’identité humaine, une exploration du transhumanisme et, fidèle à son titre, une étude sur le lièvre d’Amérique.

L’histoire se décline en trois styles distinctes, chacune focalisant sur une période différente de la vie de Diane, notre protagoniste. Jonglant entre différents types de narration et styles d’écriture qui s’interchangent tout au long du roman, la plume versatile de l’auteure donne naissance à un ouvrage à la fois étrange et captivant. Alternant entre vie adulte et adolescence, les lecteur.rice.s sont confrontés à une histoire non linéaire où les éléments disparates devront être assemblés petit à petit afin de former un portrait complet du personnage. Le Lièvre d’Amérique est une exploration en tandem entre Diane et les lecteur.rice.s, tous deux essayant de chercher la vérité à travers le texte: Diane, de son identité et le lecteur, de la nature de son opération médicale. Les styles littéraires variés sont employés avec finesse et précision tout au long du roman. L’auteure utilise notamment des paragraphes sans ponctuations afin de démontrer le train de vie parfois suffocant de Diane, cette dernière en quête d’une perfection professionnelle qui ne peut, au final, être atteinte.

Le Lièvre d’Amérique est une lecture courte, mais percutante. Puisant son inspiration dans la légende, Mireille Gagné nous pousse à réfléchir sur nos choix de vie et sur notre carrière. Au sein d’une société qui avance à une cadence frénétique, le Lièvre d’Amérique nous supplie d’arrêter, ne serait-ce que pendant un bref moment, et de prendre du recul sur les angoisses qui nous pourchassent.

Elevation

Par Magdalena Nitchi

Elevation de Stephen King est un roman qui, bien que plus court que bon nombre de ses œuvres, n’en est pas moins puissant. Cette histoire fantastique surréaliste est centrée sur Scott Carey, un résident ordinaire de Castle Rock, Maine. Tombant soudainement malade, Scott, aux prises d’une maladie sans symptômes, commence rapidement à perdre du poids, comme si la gravité elle-même lâchait son emprise. Le médecin de famille et proche ami de Scott, Bob Ellis, n’a aucune idée de ce qui se passe. Tout ce que Scott peut faire est de cataloguer sa perte de poids. La situation a des relents kafkaïens, mais elle se déroule sur plusieurs mois au lieu d’une seule nuit.

Bien que Scott perd peut-être ses liens physiques avec la Terre, King fonde le récit sur la relation de Scott avec ses voisins d’à côté, un couple de lesbiennes mariées qui a récemment déménagé à Castle Rock. Au début, Scott ne leur prête guère attention, mais au fur et à mesure qu’il apprend à les connaître, il commence à comprendre pourquoi elles peuvent être froides envers les autres. Confrontées aux préjugés des habitants de Castle Rock, ces deux femmes vivent parfois des moments difficiles, et leur restaurant peine à rester ouvert.

Bien que le commentaire politique est parfois un peu trop lourd, Scott et King sont tous les deux sincères dans leur intentions. La narration de King note que les clivages politiques sont devenus plus importants au cours des dernières années, mais il prend soin de souligner que les problèmes sociaux discutés dans Elevation ne sont pas nouveaux. Scott ne connaissait auparavant aucune personne ouvertement LGBTQ + qui serait affectée par l’attitude des habitants du village. Cocktail mélangeant questions contemporaines aux éléments fantastiques, Elevation est une histoire bien différente de l’horreur habituellement produite par Stephen King. Le mystère entourant la maladie de Scott maintient le mouvement de l’histoire, mais King prend aussi le temps de développer les personnages. Si vous cherchez une lecture courte qui vous fera réfléchir, alors ce livre est pour vous!