Puella Magi Madoka Magica

Par Magdalena Nitchi

Après en avoir entendu parler depuis plusieurs années, j’ai finalement visionné l’émission Puella Magi Madoka Magica. Diffusée en 2011, cette série est un mélange de science-fiction et de fantasy offrant une vision sombre du sous-genre magical girl, où le pouvoir a toujours un prix. On suit Madoka Kaname, une jeune fille qui reçoit, en échange de l’exaucement d’un souhait, l’ordre de combattre les sorcières. Ces dernières menacent, bien sûr, d’anéantir l’humanité. Malgré le décor adorable des premiers épisodes, on comprend rapidement que ces souhaits sont en réalité des pactes avec le diable.

Empathique et débordante de gentillesse, Madoka, en compagnie de sa meilleure amie Sayaka, rencontreront de nombreuses autres magical girls tout au long de leur parcours. Cependant, la vie d’une magical girl est froide et solitaire. Les personnes ordinaires ne perçoivent pas les sorcières contre lesquelles ils sont protégés, et ne comprennent pas la réalité ardue des jeunes filles. De plus, dans son combat contre ces êtres maléfiques, Madoka sait qu’elle risque de mourir et de ne plus jamais revoir sa famille et ses amis.

Les aspects visuels de l’émission sont excellents, et j’ai particulièrement apprécié les scènes incluant les sorcières. Ces dernières créent des labyrinthes surréalistes afin d’attirer et de piéger les humains et les magical girls. Réalisées dans un style d’animation divergeant du reste de la série, ces scènes ressemblent à un croisement entre des marionnettes et des collages de magazines. Cette représentation enfantine des labyrinthes les transforme en des lieux particulièrement troublants et créent un rendu visuel fascinant.

Consciente que Madoka avait une sombre intrigue, j’ai tout de même été surprise par son intensité. On y aborde des thèmes lourds, tels que la lutte pour l’autonomie corporelle, le consentement et le suicide. Cette histoire ne se prête pas aux âmes sensibles, sachant que tous les personnages n’atteindront pas le bout. Dans Madoka, la douleur est un élément central du récit et l’histoire résultante est époustouflante.

Avec 12 épisodes et un film pour les plus passionné.e.s, Puella Magi Madoka Magica est une série incontournable pour les fans du genre. Disponible en français, anglais, et japonais sur Netflix, vous n’éprouverez certainement pas de difficultés à visionner les épisodes en rafale!

Stranger Things Season 4

By Catherine Hall

The long wait for the return of the Netflix hit series Stranger Things was definitely worth it. Almost three years have passed since the release of the previous season, and volume four makes up for it in a number of ways. Every episode clocks in at over an hour, making it the longest season to date, giving us more mystery and gore than ever before. 

While much of the action still takes place in Hawkins, the scope of the show is significantly bigger, following four interrelated stories that bring us to new places and stretch across time. Back in Hawkins, a serial-killer monster terrorizes the community. This new monster is unlike anything the show has done before; it’s scarier and deadlier, allowing the show to really focus on its horror elements. The familiar monster-hunter squad assembles once more against the new evil, but thankfully, this season takes the time to develop some characters and friendships which seemed to have stalled in the previous season. 

Stranger Things is also famous for its captivating pastiche of 80s pop culture, and this season is no different. Beyond the skating rinks, classic 80s songs, and the often-questionable but striking fashion, the story brings the very real panic over Dungeons and Dragons being connected to the occult into the heart of the conflict.

Ultimately, Stranger Things is the same show many of us have grown to love, but the depth and scope of this new season demonstrate that it does more than cash in on nostalgia. To make things even better, the second part of the fourth season will be released on July 1st. The cliffhanger at the end of episode seven was frustrating, but after waiting almost three years, another month is a small price to spend more time running away from the dangers of the Upside Down.

Sea of Tranquility

Par Francesca Robitaille

Sea of Tranquility, la plus récente publication d’Emily St John Mandel, me rappelle tout ce dont j’ai apprécié de ses œuvres précédentes, soit son style d’écriture fluide et poétique et les thèmes humains abordés de manière créative. La cohésion est de mise, puisque le récit se déroule sur plusieurs siècles et suit divers personnages dont les vies se recoupent autant sur la Terre que sur les colonies de la Lune. 

Gaspery-Jacques, le personnage principal, devient un inspecteur pour le « Time Institute », servant alors de fil conducteur au déroulement de l’histoire. Il est préoccupé par une anomalie dans l’espace-temps qui indique la possibilité que le monde dans lequel il vit est en réalité une simulation. Cette anomalie permet à plusieurs personnages vivants dans divers siècles au travers de ce récit de vivre le même phénomène particulier. L’un d’eux est Vincent Smith, qui était un des personnages principaux dans The Glass Hotel, l’œuvre précédente de Emily St John Mandel. Un lien avec cette œuvre est toujours le bienvenu, mais j’apprécie surtout le fait que Sea of Tranquility peut facilement se lire seul et ne constitue en aucun cas une suite avec son ouvrage précédent.

Les voyages de Gaspery dans le temps pour passer en entrevue les divers personnages reliés à cette anomalie, ainsi que les chapitres dédiés à ses autres personnages, mettent en valeur le monde complet et complexe du roman et permettent de bien suivre son développement. Mis à part la beauté de cet univers, la complétude des personnages secondaires est également remarquable, chacun ayant leurs mœurs et leurs propres préoccupations. 

Entre Station Eleven, The Glass Hotel et Sea of Tranquility, ce dernier tire beaucoup plus clairement de la science-fiction classique avec la présence d’éléments tels que les voyages dans le temps et la colonisation de la Lune. J’ai aimé comment St John Mandel apporte son propre style à ces tropes. Le thème de la pandémie a également été abordé de manière très intéressante. J’ai été surprise de voir que d’en entendre parler (encore) ne m’a pas fait penser à quel point je suis tannée de ce sujet.

Somme toute, Emily St John Mandel est de retour avec une autre œuvre magnifique qui se prête autant à une lecture réfléchie qu’agréable et relaxante.

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