Par Tiffany Qian

 

Afin de bien asseoir le tout premier dossier thématique de la revue des Horizons imaginaires, un dossier qui traite des liens entre les cultures de l’imaginaire et le monde étrange de l’école, nous avons interviewé neuf auteurs de science-fiction et de fantastique du Québec et de France, qui ont gracieusement accepté de répondre à nos questions. Évidemment, il ne s’agit pas de neuf choix aléatoires, puisque tous ces écrivains pratiquent le métier d’enseignant ou l’ont pratiqué pendant un certain moment ! Et ils ont beaucoup à nous dire de la position ambivalente qu’ils occupent…

 

Horizons imaginaires : Comment vous présenteriez-vous à nos lecteurs en tant qu’auteur ? Comment présenteriez-vous l’enseignant que vous étiez ?

 

Johan Heliot : Je n’ai été au final que peu de temps enseignant, d’histoire-géographie et de français, en lycée professionnel : cinq années en tout seulement. Je suis auteur depuis près de vingt ans en revanche, dont bientôt quinze à temps plein, de science-fiction principalement, pour adultes comme pour la jeunesse, même s’il m’arrive parfois d’écrire un roman policier ou d’aventure historique.

Crédit photo : Johan Heliot

Horizons imaginaires : D’après vous, laquelle de vos deux positions – auteur ou enseignant – est la plus pédagogique ? Laquelle vous amène le plus à instruire ?

 

Johan Heliot : Certains de mes romans, particulièrement ceux d’anticipation, servent sinon à instruire, du moins à exposer aux lecteurs certains grands problèmes de société et à les mettre en garde contre de possibles dérives futures. En ce sens, je suppose qu’on peut dire que ces livres possèdent une vertu pédagogique, même s’ils demeurent avant tout – je l’espère ! – des motifs de distraction.

 

Horizons imaginaires : Diriez-vous que les thèmes de l’école et du scolaire en général ont une présence marquante dans les littératures de l’imaginaire ?

 

Johan Heliot : Non, je ne crois pas… Cela doit bien exister, mais je n’ai pas d’exemple de roman d’imaginaire dont le thème principal serait l’école. Bien sûr, les personnages sont souvent élèves à un moment, surtout en littérature jeunesse, mais leur scolarité n’est pas le coeur des sujets traités.

 

Horizons imaginaires : Comment votre expérience en tant qu’enseignant a-t-elle nourri votre expérience en tant qu’auteur ? Et vice-versa ? Y avait-il un quelconque aspect surnaturel dans la profession d’enseignant ?

 

Johan Heliot : J’ai toujours nettement séparé mes deux activités, aussi aucune n’a jamais nourri l’autre, d’aucune façon, désolé… Et l’enseignement est désormais trop loin derrière moi pour que j’en tire de quelconques expériences à intégrer à mes textes !

 

Horizons imaginaires : Lequel de vos livres auriez-vous aimé lire à notre âge (16-20 ans) ?

 

Johan Heliot : Mais tous, évidemment ! C’était l’âge où je découvrais et dévorais la science-fiction, et je suis persuadé que j’écris en partie aujourd’hui pour tenter de plaire à l’ado que j’étais alors !

 


 

[box]Tiffany est une jeune femme enthousiaste et créative, actuellement en deuxième année au Collège Marianopolis. Comme toute bonne étudiante, son temps se divise avec soin selon le trio sacré : regarder des films et des séries sur Netflix, étudier et flâner sur Facebook/Snapchat/Instagram. Afin de combler son amour pour les chiens, elle espère, un jour, avoir un compagnon à quatre pattes qu’elle nommerait Scully. Même si elle a fait le choix d’étudier en sciences, les arts restent sa passion. Si elle n’est pas en train d’étudier ou (plus sûrement) en train de gaspiller son temps sur divers réseaux sociaux, elle dévore tous les livres qu’elle trouve et est toujours en quête de sa prochaine victime.[/box]